The wild blue yonder

Publié par
ethanol
à
05:50
Libellés : Brad Dourif, Danny Boyle, Ed Wood, NASA, virus, Werner Herzog, Wild blue yonder
Si la grosse machine franco-suisse n'a pas fait péter la planète, elle a néanmoins provoqué des dommages collatéraux. Chayya Lal, jeune Indienne de 16 ans s'est suicidée mardi après avoir vu à la télévision des reportages sur le LHC.
On n’insistera jamais assez sur les dangers de la télévision.
Source : Libération
A ma gauche le CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire) et son nouveau bébé le LHC (Large Hadron Collider, "grand collisionneur de hadrons"), 27 kilomètres de tunnels bourrés d'expérimentations scientifiques, d'accélérateurs de particules et de machines à glace, le tout baignant dans une atmosphère à -271.25 C (pour les machines à glace). Le LHC est destiné à recréer les conditions existantes lors de la création de l'univers. "Deux faisceaux de particules subatomiques de la famille des hadrons circuleront en sens inverse à l'intérieur de l'accélérateur circulaire, emmagasinant de l'énergie à chaque tour. En faisant entrer en collision frontale les deux faisceaux à une vitesse proche de celle de la lumière et à de très hautes énergies, le LHC va recréer les conditions qui existaient juste après le Big Bang."
A ma droite le Professeur Otto Rossler, de l'Université Eberhard Karls de Tübingen (Allemagne) ainsi que Walter Wagner (USA) et Luis Sancho (Espagne) qui sont arrivés à la conclusion que ce type d'expérience est capable de créer des mini trous noirs capables d'absorber LA TERRE ENTIERE.
Évidement, il est plutôt difficile de faire la part des choses en dessous de Bac -15. Si toute fois vous voulez creuser le sujet, le CERN à publier un rapport destiné à lever toutes les oppositions.
Et pour un reportage photo (grand format), c'est ici.
Voici un bdblog particulièrement réussi. Marion Montaigne nous propose des petites tranches d'une encyclopédie mutante et tout en images.
Génétique, sexologie, criminologie, astronomie, tout est passé en revu dans une même moulinette qui ratatouille, sous la houlette de la femme à moustache ou de Nathanaelle, le sérieux et le délirant.
De plus l'auteur site toutes ses sources pour prolonger la lecture de façon plus sérieuse.
Le blog ne se refusant rien, des guest-stars prestigieuses se bousculent pour participer, Sharon Stone, George Clooney ou Bruce Willis sont des invités réguliers de "Tu mourras moins bête". Et à propos de Bruce Willis, c'est son rôle dans "Armageddon" qui lui vaut de prendre part à deux post sur la fin du monde par collision astéroîdaire et s'il y à fin du monde c'est dans F2FDM.
2008 - USA/Inde - M. Night Shyamalan
http://www.imdb.com/title/tt0949731/
La fin du monde "smaller than life"
Décidément, la fin du monde ne vaut rien pour M. Night Shyamalan, après un catastrophique « Signes », le futur ex wonder-boy d’Hollywood remet le couvert avec un nouveau conte neurasthénique.Même motif, même punition, c’est mou, inintéressant, les personnages ballottés par les événements semblent errer sans réelles motivations. Autant dire qu’à ce rythme, la nôtre baisse très rapidement. Les rares moments un peu speed sont plaqués sur l’intrigue et la plupart du temps les protagonistes n’y participent pas directement.
Par contre (comme dans « Signes ») qu'est-ce qu’ils regardent la télé ! Et modernité incroyable du film il y à même un iPhone !
Le pitch en deux mots : excédés par les mauvais traitements que l’humanité inflige à la planète, les plantes se rebellent et secrète une molécule qui pousse les hommes à se suicider. Ce qui aurait pu devenir une belle fable environnementale devient une démonstration de savoir-faire ratée ou le réalisateur a sincèrement l’air de croire qu’à chaque fois qu’il filme une branche d’arbre dans le vent le spectateur va s’accrocher à son accoudoir.
Bref encore une fin du monde ultra molle, et un nouveau gros gadin pour M. Night Shyamalan qui doit commencer à se faire du souci pour le reste de sa carrière.